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Sabine Blanc

Peintre

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Exposition Paréidolies ​à la Villa Gallery du 4 au 30 octobre 2025

PAREIDOLIES: "c'est un rappel des œuvres anciennes de Sabine Blanc avec la présence de toiles de la série Museum Hackers et Backstage des œuvres entrevues dans un musée (vidéo de Mike Kelley, peinture de Jasper Johns), reproduites dans leur contexte muséal toxique, œuvres se reflétant l’une dans l’autre, lueurs des spots, vues de biais, personnage obstruant la vue, associant œuvres et regardeurs. Le regard fuit. Même impression de piège, de dissolution des repères visuels dans la série des peintures Les esprits de la forêt. Elles sont des Paréodolies au sens exact du terme et non plus au sens associé, dérivé, comme l’étaient les Backstages et Museum Hackers. Elles procèdent du biais cognitif interprétatif par lequel l'esprit humain identifie automatiquement des formes connues dans des éléments aléatoires, surtout des visages ou des formes animales. L’artiste se promène dans la forêt de Soigne et repère des formes vivantes dans les frondaisons, troncs, branches entrevues. En résultent des dessins abstraits ou figuratifs selon le regard qu’on veut bien leur porter. Une autre série plus récentes, les Chaotiques, des grandes peintures suspendues à la façon des rouleaux chinois, montrent des personnages difformes au détour d’un réseau de lignes et taches qui déguerpissent sur la toile, se créant des trajets hasardeux. Là encore, on ne sait quoi procède de quoi. Si ce sont les personnages qui secrètent leur environnement ou l’inverse. Un regard qui coulisse. Un regard incertain, des pièges visuels, des toiles à secrets, réalités cachées, telles elles apparaissent et telles pourrait on sinon les définir, du moins les approcher. S’opère de la sorte, à travers ces œuvres, une stratégie du regard et sa mise en abîme des codes picturaux, un au-delà de la seule réalité immédiate, une re-complexification du monde".
Éric Fabre, le 29/09/25

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